Auteur : Louan Nivesse

LES EXCLUSIVITÉS DU STREAMING

[CRITIQUE] Luca – Les larmes me viennent, le chant des sirènes

À certains moments, le dernier opus cinématographique de Disney-Pixar, Luca, semble s’aventurer sur le sentier trop fréquenté du film d’animation qui prêche le message de “soyez vous-même“. Ce n’est point que ce message soit dénué de vertu, mais il s’agit plutôt de l’obsession qu’ont souvent les réalisateurs de films d’animation à produire des œuvres divertissantes et inoffensives pour les enfants, tout en pouvant se targuer d’avoir dispensé une leçon de morale. Avant d’approfondir davantage, il convient de souligner que Luca

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Un tour chez ma fille – TF1 présente votre film du dimanche soir

Les comédies françaises populaires pullulent encore et toujours sur nos écrans de cinéma, là où certaines rendent grâce à ce support (comme récemment Le Discours), d’autres sont produites par des chaînes de télévision désirant créer un succès populaire, surfant sur une vague, pour ensuite faire une diffusion en clair. Ces comédies sont identifiables de par leurs formats de diffusion (le 16/9, sans bandes noires, adapté à tous les téléviseurs), des comédiens bankables mais aussi un enchaînement des sketches qui peuvent

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[CRITIQUE] Land – Chasse et pêche dans les Rocheuses

Se présentant initialement comme un récit de deuil reclus et isolé, Land surprend et prend la forme d’une histoire de survie dans les Rocheuses. Un bref prologue montre Edée (Robin Wright, qui fait ici ses débuts de réalisatrice) se coupant de la société suite à une vague tragédie impliquant sa famille. Elle s’installe dans une cabane dans les montagnes, seule, allant jusqu’à se débarrasser de son téléphone portable en chemin, alors même que sa sœur Emma (une Kim Dickens quelque

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[CRITIQUE] Un homme en colère – Braquage, vengeance et tatane à Los Angeles

Quand il s’agit de stars de l’action, Jason Statham a tout simplement “ça”. Je ne peux pas définir clairement ce qu’est ce “truc”, mais vous le savez quand vous le voyez. C’est un mélange sain de charisme, de cran et de physicalité. Depuis que Statham a percé dans le rôle principal du film Le Transporteur en 2002, il a montré à maintes reprises que son image d’anti-héros est plus que suffisante pour porter un film d’action. De plus, il apporte

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[CRITIQUE] Sans Un Bruit 2 – La Guerre des Silences

Sans un bruit a démontré que même les concepts les plus familiers peuvent être métamorphosés en un film d’horreur efficace. Le scénariste, réalisateur et acteur John Krasinski a dépouillé le film de créatures jusqu’à sa quintessence, évoquant l’esprit de Steven Spielberg en se focalisant sur la détresse intime d’une famille tentant de survivre à une invasion apocalyptique, chargée d’une intense émotion, bien que parfois atténuée par une musique envahissante aux moments inopportuns. Krasinski a déployé des techniques de frayeur raffinées et une utilisation inventive du son pour créer un film d’horreur tendu, captivant le public. Le film, bien conçu, offrait une histoire tendue et autonome, suffisante pour se suffire à elle-même. Pourtant, Krasinski démontre à nouveau son talent pour raconter des histoires dynamiques, et Sans un bruit 2 s’appuie sur le premier film de manière surprenante, intime et sophistiquée.

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46ᵉ FESTIVAL DE DEAUVILLE (2020)

[CRITIQUE] Les 2 Alfred – 3630 Les pères boomer

Après l’émergence récente de Effacer L’Historique de Kervern et Delépine, une nouvelle tendance cinématographique semble éclore dans nos salles obscures : les productions dédiées aux “baby-boomers“. Ces longs-métrages se concentrent principalement sur des quadragénaires (ou plus) confrontés de près à la jeunesse et à l’avancée technologique. Ils aspirent à une critique de notre société contemporaine et de notre addiction à la technologie. Cependant, bien que leur intention puisse être louable, il est permis de questionner l’expertise des auteurs, souvent étrangers

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[CRITIQUE] L’Un des nôtres – Super Western

Pour nombre d’entre nous, la cellule familiale s’impose comme un pilier indéfectible de nos existences. Ainsi que l’exprima un illustre écrivain français, André Maurois, “Privé de famille, l’homme, esseulé, grelotte dans le monde”. Les liens familiaux initient souvent nos premières amitiés, nous assurant un soutien inébranlable tout au long de notre parcours terrestre, au gré des vicissitudes et des tourments. Famille, doux havre où chutes et élans trouvent écho, guide vers une quiétude et une prospérité tandis que nous arpentons

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46ᵉ FESTIVAL DE DEAUVILLE (2020)

[CRITIQUE] Sound of Metal – “Disturb the sound of silence”

Dans les arcanes d’un festival, se dévoilent parfois des œuvres aussi insaisissables que des éclats de mauvais cinéma. Cette constatation, si singulière soit-elle, s’impose comme une loi immuable du jeu. Parmi ces prodiges, Sound of Metal se détache avec une éloquence saisissante, tissant son récit en une trame d’une richesse incommensurable. Œuvre de Darius Marder, coauteur jusqu’alors méconnu mais prodigieux de l’excellent The Place Beyond The Pines, le film puise son inspiration dans les limbes de Metalhead, un docufiction avorté

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46ᵉ FESTIVAL DE DEAUVILLE (2020)

[CRITIQUE] Shiva Baby – Bombe de Famille

L’histoire prend racine en 2017, lorsque Emma Seligman, alors immergée dans ses études cinématographiques à l’Université de New York, donne naissance à Shiva Baby dans le cadre de son projet de thèse. Ce court-métrage trouve son inspiration à la croisée de deux sources : les expériences personnelles de Seligman lors de shivas précédents et ses interactions avec des camarades de NYU entretenant des relations avec des « sugar daddies » pour subvenir à leurs besoins. Fusionnant ces deux thématiques, Seligman

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[CRITIQUE] Le Discours – Have a Break, Have a King Speech

Basé sur le roman éponyme de Fabrice Caro, Le Discours suit les difficultés d’Adrien (Benjamin Lavernhe) à comprendre ce que sa petite amie de longue date Sonia (Sara Giraudeau) voulait dire lorsqu’elle a déclaré qu’ils avaient besoin de faire une pause. Les choses deviennent encore plus troublantes pour l’homme de 35 ans lorsque son futur beau-frère Ludo (Kyan Khojandi) lui demande de faire un discours au mariage, ce qui le plonge dans une spirale. L’ensemble du film se déroule au

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C'est fini, snif