[CRITIQUE] Krypto et les Super-Animaux – Reprendre du poil de la bête

Cela fait quelque temps que DC déçoivent avec leur DCEU. Ne nous voilons pas la face, hormis The Batman de Matt Reeves récemment, DC (et donc Warner) ont enchaîné les déceptions et cela au point de manquer de respect à leurs équipes et notamment à celle du regretté Batgirl, que nous ne verrons jamais sur nos écrans, quand bien même il eut été mauvais. Heureusement que Warner et que leurs branches DC Comics sont décidément de piètres producteurs, puisqu’ils viennent de livrer un moment de plaisir et de divertissement pour petits et grands avec ce Krypto et les Super-Animaux passé sous les radars car probablement considéré comme un film mineur – voilà comment les longs-métrages d’animation sont considérés de nos jours. Grossière erreur.

Krypto et les Super-Animaux, raconte l’histoire du chien de Superman et de sa rencontre avec ses acolytes pour former la ligue des super-animaux. Ils mèneront un combat acharné et initiatique face à Lulue le cochon d’Inde qui à peine échappée du laboratoire de Lex Luthor, tentera de conquérir le monde ! Au programme une origin-story qui alternera moments de bravoures, histoires touchantes et un côté comique qui fera sourire toute la famille.

Trop mignon, trop méchant.
Une bête d’équipe.

Avec un pitch assez basique, les deux réalisateurs : Sam J. Levine et Jared Stern, tous les deux connus pour des projets en tant que scénaristes ou producteurs, arrivent à créer un véritable univers avec les petites boules de poils de nos super-héros préférés. C’est d’ailleurs la force du film. Raccrocher constamment les wagons avec le DCEU au point d’être véritablement cohérent et intéressant car totalement méta. Les références ont un effet pince-sans-rire agréable, s’amusant avec les différentes origins-story que nous connaissons tous. L’aspect graphique du film, qui s’il respecte globalement une charte stricte, se permet quelques digressions bienvenues et rafraîchissantes, sans pourtant réinventer la roue. On sent une réelle liberté et un vrai plaisir de la part des réalisateurs à casser les codes, à créer des personnages aussi drôles qu’intéressants en jouant avec nos propres attentes et en les démontants au fur et à mesure des arcs narratifs.

Merci d’aimer vos animaux.

Cependant là où le film pêche le plus, c’est dans son casting vocal français. Notamment un casting de stars horrible rappelant les heures les plus sombres du doublage français (Cauet pour Garfield et Jack Black dans Rock Academy ou encore Cyril Lignac dans L’Île des Miam-nimaux : Tempête de boulettes géantes 2). Ici, Soprano et Denis Brognard signent une performance tout au mieux oubliable et au pire détestable. Dommage, on sent par moment que quelque vannes passent à la trappe avec la traduction. Même s’il faut saluer le boulot des autres doubleurs, tous des grandes pointures qui livrent un résultat plus que satisfaisant. Mention spéciale à Muriel Robin qui livre une nouvelle lecture de son personnage comparé à la version original, et le rends bien plus fou qu’il ne l’est à la base.

Krypto et les Super-Animaux est une très bonne surprise insoupçonnée qui se révèle extrêmement drôle, rythmée et bien écrite ! Aux vannes tranchantes, aux références plaisantes, et à l’univers à la fois familier et touchant, le long-métrage de Sam J. Levine et Jared Stern est un plaisir familial sympathique où parents comme enfants sauront trouver leur bonheur.

Note : 3.5 sur 5.

Krypto et les Super-Animaux au cinéma le 27 juillet 2022.

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