Catégorie : AUJOURD’HUI, LE CINÉMA

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Disco Boy – Traumatismes lumineux

Comme la plupart d’entre nous, le réalisateur et scénariste Giacomo Abbruzzese reconnaît les qualités d’acteur de Franz Rogowski. Il n’hésite pas à s’attarder sur le visage de l’acteur ou à zoomer lentement sur ses yeux pleins d’émotion. Mais aussi formidable que soit Rogowski, Disco Boy n’est pas qu’un one man show. Il y a une puissance constante partout dans le film souvent expérimental d’Abbruzzese, qui se débat parfois sous le poids de ses thèmes nombreux et complexes, mais qui ne

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[CRITIQUE] L’Établi – La révolte des cols bleus

Actuellement dans nos salles de cinéma, Mathias Gokalp dépeint en image ce que Robert Linhart a inscrit sur papier. Le long métrage reprend la fulgurante année passée par le normalien en tant qu’établi dans une usine Citroën, au lendemain de mai 68. Fondateur de l’Union des Jeunesses Communistes Marxistes-Léninistes, Robert Linhart a toujours baigné dans la gauche de l’échiquier politique. À la suite de son voyage en Chine en 1967, Linhart devient maoïste et rejoint également la Gauche Prolétarienne. C’est

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[CRITIQUE] Beau is Afraid – Cauchemar protubérant

Ari Aster, considéré comme un des nouveaux maîtres de l’horreur, grâce à ses deux premiers longs-métrages, Hérédité et Midsommar, revient cette fois avec Beau is Afraid, sorte de trip psychanalytique de 3 heures lorgnant du côté de la comédie absurde. Après Toni Collette, ou encore Florence Pugh, le cinéaste s’associe avec un autre acteur de prestige : Joaquin Phoenix. On y suivra les (més)aventures de Beau, un cinquantenaire tentant de rejoindre sa mère à des centaines de kilomètres de chez

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[CRITIQUE] Mad God – Le beaucoup de queues et multi tête de Tippett

Il a fallu 35 ans au légendaire artiste des effets visuels Phil Tippett pour donner vie à ce Mad God, mais son monde merveilleusement sauvage et méchant voit le jour ce mois-ci dans les salles de cinéma. Le projet a débuté en 1987, lorsque Tippett a commencé à fabriquer les habitants d’un monde surréaliste et cauchemardesque, avec des dizaines d’environnements et des centaines de marionnettes, à partir de milliers de croquis et de storyboards. Longtemps après leur disparition, un groupe

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[CRITIQUE] Evil Dead Rise – De dos, Raimi voit pas grand chose

Dire que j’attendais ce nouveau né dimorphe bouffeur de chair et suppôt de Satan ne serait qu’un euphémisme. J’ai une relation très particulière avec les films Evil Dead, mais surtout avec Sam Raimi. J’aime sa manière d’aborder l’horreur, cette imagination et retranscription qu’il a pour l’univers créé par Lovecraft. Une inventivité qui transpire, dégoulinant à travers la pellicule, pour nous offrir un spectacle autant macabre que bidonnant. Il signa trois films tout aussi excellents les uns que les autres et

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[CRITIQUE] Les Âmes sœurs – Les Voisin, les frangines

L’amour fraternel est l’un des thèmes chers au réalisateur André Téchiné. Exalté ou fusionnel, il traverse une œuvre qui va des (Les) Sœurs Brontë à Ma saison préférée, flirtant parfois avec une certaine tentation de l’inceste. Le réalisateur l’aborde plus explicitement dans Les Âmes sœurs où il dépeint la relation trouble entre un frère et une sœur, réunis après une longue séparation. Lui, David, est un soldat, blessé dans l’explosion de son véhicule blindé au Mali. Elle, Jeanne, agent de

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[CRITIQUE] The Quiet Girl – Chute!

Le début de The Quiet Girl est sombre, à plus d’un titre. On nous présente la petite Cáit (Catherine Clinch), une fillette de huit ans qui vit dans une maison rurale délabrée en Irlande avec ses parents et trop de sœurs pour qu’on puisse les compter. La caméra ose à peine regarder quelqu’un d’autre dans les yeux que Cáit, mais dans l’obscurité de la cuisine, nous pouvons voir et entendre suffisamment pour comprendre que son père est indifférent à son

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[CRITIQUE] À mon seul désir – En corps et âme

C’est quelques mois après La Maison d’Anissa Bonnefont avec Ana Girardot que débarque sur nos grands écrans le nouveau projet de l’actrice / réalisatrice Lucie Borleteau qui avait beaucoup séduit en 2019 avec son Chanson Douce. Pour son troisième long-métrage, elle change drastiquement de style – mais pas de sujet. Ici, elle se focalise sur la vie d’un club de strip-tease, les femmes qui y logent ainsi que les hommes qui les entourent. Un fait étonnant dans la filmographie de

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[CRITIQUE] Amel et les fauves – L’amour d’une mère pour son fils

Une mère qui lutte pour s’en sortir et son fils (un jeune homme tourmenté par les accusations portées contre elle) représentent les deux personnages principaux du fascinant Amel et les fauves. Le réalisateur Mehdi Hmili a conçu un film de qualité, avec une performance magistrale d’Afef Ben Mahmoud dans le rôle de la mère, l’une des meilleures interprétations que l’on puisse voir cette année. Dans le rôle du fils, Iheb Bouyahya livre une performance féroce, courageuse et fascinante, l’un des

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[CRITIQUE] Donjons et Dragons : l’Honneur des Voleurs – Hugh Grant Méchant Loup

Le Titanic des jeux de rôle a enfin le droit à une nouvelle adaptation cinématographique. Le duo Jonathan Goldstein et John Francis Daley tiennent la barre de cette superproduction Hasbro Studios pour Paramount Pictures. Ces deux réalisateurs sont connus pour leur humour particulier, qu’ils étirent dans des séquences hilarantes. Ils ont écrit les films Comment tuer son boss ? mais surtout réalisés les excellents Vive les vacances et Game Night. Avec ce duo pour diriger le navire Donjons & Dragons, on

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C'est fini, snif