Auteur : Louan Nivesse

48ᵉ FESTIVAL DE DEAUVILLE (2022)

[CRITIQUE] 1-800-Hot-Nite – Pas niquer au bout du fil

Il existe des premiers films qui se distinguent des autres. Présenté en compétition lors du 48e Festival de Deauville, 1-800-Hot-Nite ne parvient guère à se démarquer de la masse. Il incarne l’archétype même du long-métrage indépendant américain, conçu avec des moyens modestes, utilisant une caméra embarquée souvent perdue dans l’action et les regards. Le réalisateur et scénariste, Nick Richey, semble avoir puisé son inspiration dans Euphoria. Nous nous en réjouissons pour lui. Cependant, ces influences ne parviennent que peu à

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Iron Claw – De l’autre côté du ring

Discuter en profondeur du Iron Claw de Sean Durkin, une dramatisation de la vie de la famille Von Erich, dont l’influence perdure sur plusieurs générations dans le monde du catch professionnel, s’avère être un véritable casse-tête intellectuel. La célèbre permutation des Von Erich, constituée initialement de cinq frères adultes évoluant dans le monde du catch (réduits à quatre dans le film), principalement au sein d’une promotion basée à Dallas dans les années 80 et 90, détenue de manière autoritaire –

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Yurt – Turquie des Contrastes et de l’innocence

Yurt, le tout premier long métrage de Nehir Tuna, nous transporte dans la Turquie de 1996, une époque marquée par des bouleversements sociaux majeurs résultant de l’ascension croissante des organisations religieuses au sein d’un pays qui avait jusqu’alors embrassé la laïcité depuis son accession à l’indépendance. L’œuvre explore cette thématique à travers le regard d’Ahmet, un adolescent candide pris au piège d’un conflit larvé opposant les deux camps. Sa tragédie réside dans son infortune à n’appartenir véritablement à aucun de

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REVIOWZ IN SHADOWZ

[REVIOWZ] Beaten to Death – Pouvoirs sadiques

Indubitablement, une admiration sincère est portée à l’égard de Shadowz. Cette plateforme délectable nous gratifie d’une panoplie d’œuvres dévolues à l’horreur, au cinéma de genre, à la série B, et à d’autres domaines flirtant avec le macabre, les mystères de l’esprit et la science-fiction. Toutefois, si l’on devait discerner un créneau qui ne retient guère notre attention et qui s’avère éloigné de notre intérêt, il s’agirait sans conteste de ce que l’on qualifie vulgairement de torture porn. Il s’agit là

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] My Dad is a Heel Wrestler – Le sens du sacrifice

“Mon rêve est de devenir plus grand. Mon père est très grand, mais je suis petit, alors je veux manger beaucoup de la nourriture de ma mère et devenir grand comme mon père. Si je peux grandir et devenir fort, je pense que cela me rendra gentil envers les gens” profère fièrement Shota Omura, le jeune protagoniste de My Dad is a Heel Wrestler! par Kyohei Fujimura, lors d’une présentation devant sa classe, exposant ainsi son rêve d’avenir. Pourtant, en

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[RETOUR SUR..] Une famille sur le ring – Des débuts “parfaits”

Basé sur l’authentique épopée de la lutteuse WWE Paige, Une famille sur le ring se révèle être une touchante déclaration d’amour envers l’art du catch. Le scénario, méticuleusement élaboré par le réalisateur Stephen Merchant, dépeint de manière quasi-chorégraphique le parcours de sa protagoniste, évitant habilement tout excès narratif. C’est fondamentalement une comédie fusionnée avec le récit de la découverte sportive d’une femme, parsemée de quelques réflexions superficielles sur la théâtralité du catch. Ce long-métrage retrace l’ascension de Paige, alias Raya

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[CRITIQUE] La Couleur Pourpre – Camoufler le sombre

Après sa parution en 1982, le roman original d’Alice Walker, intitulé La Couleur Pourpre, s’est heurté à de vives interdictions et contestations au sein de multiples programmes scolaires et bibliothèques. Ces critiques, majoritairement émanant des milieux blancs et chrétiens, persistent à dénoncer les représentations de l’œuvre liées à des thèmes tels que l’homosexualité, la violence, l’histoire africaine, le viol, l’inceste, la toxicomanie, le langage explicite et les scènes à caractère sexuel, comme l’indique le projet des livres interdits. L’adaptation cinématographique

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[cRITIQUE] La Grâce – Une Affaire de Pellicule

Nous sommes ici en présence du pouls vibratoire de l’arrière-pays russe, où se mêlent harmonieusement des composantes ethniques variées. C’est une tragédie intime, celle d’un père et de sa fille, deux âmes solitaires liées et condamnées l’une à l’autre. La Grâce d’Ilya Povolotsky se révèle comme l’un des débuts cinématographiques les plus éblouissants qu’il m’ait été donné de contempler. Situé en marge de l’existence humaine, ce long-métrage parvient presque en silence à captiver et à surprendre. Un père et sa

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[CRITIQUE] Tout sauf toi – Et Cette rengaine

Puisant son inspiration des pages vénérables de Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare, Tout sauf toi sert de rappel poignant que, même si une fusion d’éléments disparates peut initialement promettre une mosaïque intrigante, le résultat final n’est en aucun cas garanti d’être un chef-d’œuvre. Hélas, cette comédie romantique lassante trébuche dans l’abîme d’un humour insipide et puéril, cédant aux contraintes de conventions formulaïques que même les performances les plus médiocres ne parviennent pas à enrichir. Néanmoins, c’est le courant

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] Nos Héros sont Morts ce Soir – l’Aigle Noir et Blanc

Dans son œuvre inaugurale, Nos Héros sont Morts ce Soir, le réalisateur David Perrault, qui a signé quelques années après le malheureux L’État sauvage, nous immerge au cœur du Paris des années 60, une époque révolue où le catch était à son apogée en France. À travers une narration à la fois épurée et empreinte de cinéphilie, il nous propose une vision subtile et nuancée de l’amitié, de la psychologie des protagonistes, ainsi que de l’influence du cinéma sur la

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C'est fini, snif