
Detroit | Dépendance à la violence
Critique | Detroit de Kathryn Bigelow | 2h14 | Par Axel Errero
Critique | Detroit de Kathryn Bigelow | 2h14 | Par Axel Errero
Dans son premier tour de piste derrière la caméra, Ishana Night Shyamalan plonge audacieusement dans le territoire de l’horreur avec « Les Guetteurs ». Inspiré du roman captivant d’A.M. Shine, le film nous entraîne dans les méandres sombres et mystérieux de l’âme humaine à travers les yeux de Mina, interprétée avec une nuance troublante par Dakota Fanning.
Rose Glass n’aura pas attendu bien longtemps pour réaliser des films outre-Atlantique. Il faut dire que son premier long-métrage, Saint-Maud, avait fait du bruit en remportant quatre prix au festival de Gérardmer en 2020. Et tandis que Morfydd Clark, actrice de Maud, s’est vu confier le rôle principal de la série Prime, Le Seigneur des Anneaux, Glass a bénéficié de moyens plus importants et d’un joli casting pour son deuxième film. La Britannique reste dans un registre plutôt horrifique, mais
Après le surprenant Wedding Nightmare de 2019 et une incursion dans la saga Scream avec deux films médiocres et tapageurs, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett reviennent avec une autre boucherie dans un manoir : Abigail. L’histoire se concentre sur un groupe d’individus qui, sans se connaître, kidnappent la fille d’un homme immensément riche dont ils ignorent l’identité. Ils doivent attendre la rançon dans le manoir tout en surveillant l’enfant. Dès le départ, le scénario se révèle d’une prévisibilité consternante. On
En ces temps troublés, où l’actualité est empreinte de xénophobie, de racisme, et d’une montée inquiétante de l’extrême droite, il est crucial de faire face à cette peur systémique, exacerbée par de nombreux gouvernements à travers le monde. Si l’Amérique de Trump n’est pas pionnière en la matière, elle en offre néanmoins un exemple éloquent, dont les séquelles demeurent palpables. C’est précisément le sujet de Border Line réalisé par Alejandro Rojas et Ruan Sebastian Vasquez. Diego (interprété par Alberto Ammann)
Il y avait tous les arguments pour être confiants, ou alors anxieux, quant au nouveau projet de Gilles Lellouche, après Narco et Le Grand Bain : L’Amour Ouf. Entre un budget de 35 millions d’euros, un casting XXXL regroupant les grandes pointures du cinéma français, et un style particulier mêlant des genres rarement explorés en France avec un tel budget, à savoir une comédie musicale romantique ultra-violente, tout sur le papier suscitait l’enthousiasme et l’envie de le découvrir. Cependant, on
Critique | Motel Destino de Karim Aïnouz | 1h55 | Festival de Cannes 2024 | Par Louan Nivesse
Critique | Les Linceuls de David Cronenberg | 1h56 | Festival de Cannes 2024 | Par Louan Nivesse
Après Dheepan, Jacques Audiard a navigué entre des genres aussi divers que le western avec Les Frères Sisters et la mélancolie des Olympiades, où les amours passagères, coécrites avec Céline Sciamma, se mêlaient harmonieusement à sa mise en scène délicate. Cette fois, il nous surprend en embrassant une comédie musicale hybride, où l’audace éclate dans chaque note. Il esquisse le portrait de trois femmes aux destins croisés, chacune métamorphosant ses désirs et ses trajectoires. Le pivot central est Rita (Zoe
La trajectoire artistique de Nicolas Cage demeure une énigme, particulièrement au cours de ces dernières années où il semble s’orienter vers des rôles plus riches en substance, incarnant des personnages plus ambigus, tout en préservant ce qui constitue son succès : ses expressions faciales mémorables. C’est assurément sur la base de cet argument que le réalisateur Lorcan Finnegan a su persuader la méga star de s’engager dans son tout dernier projet : The Surfer. À mi-chemin entre l’esprit de « Brice