Auteur : Louan Nivesse

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[CRITIQUE] Borgo – La Belle et la Meute

Entre le hall et la sortie de l’aéroport, sous l’œil scrutateur des caméras de surveillance, deux hommes sont impitoyablement abattus au vu et au su de tous. Une enquête s’amorce pour démasquer le coupable, mais au sein du commissariat, deux écoles se dessinent : le brigadier (Pablo Pauly), acharné et désarmé dans sa quête d’une infime piste au sein de ce dédale de pixels ; le commissaire (Michel Fau), rompu à ces situations probablement par ses expériences en Corse, qui

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[CQL’EN BREF] Le Salaire de la peur (Julien Leclerq)

Le roman de Georges Arnaud, Le Salaire de la peur, a été adapté au cinéma à deux reprises : d’abord par Henri-Georges Clouzot en 1953, puis par William Friedkin avec Sorcerer en 1977. Malgré ces précédents succès, l’espoir d’une réussite pour la dernière tentative de Julien Leclerq s’avérait mince, étant donné la sensation de déjà-vu qui l’entourait. Malheureusement, cette fois-ci, l’expérience s’avère être un naufrage. Leclerq transpose l’action du roman de l’Amérique latine vers un pays du Moyen-Orient en proie

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CQL'EN BREF

[CQL’EN BREF] Et plus si affinités (Olivier Ducray & Wilfried Méance)

Adaptation de Sentimental, un film espagnol réalisé par Cesc Gay, Et plus si affinités n’a pas grand-chose d’attrayant sur le papier. Cette comédie française au scénario de quiproquos basiques enferme des archétypes dans une pièce où les punchlines s’enchaînent pour tenter de faire rire le spectateur. Le couple formé par Isabelle Carré et Bernard Campan – qui se retrouvent après La Dégustation – incarne des cinquantenaires tristes dans leur relation, confrontés à leurs voisins du dessus, interprétés par le couple

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[CRITIQUE] Black Flies – Sombrer en lourdaud

Black Flies, adaptation du roman éponyme de Shannon Burke, s’impose comme une plongée ténébreuse et oppressante dans l’univers impitoyable des secouristes évoluant dans les rues inhospitalières de New York. Le film s’ouvre sur le jeune novice au visage angélique, Ollie Cross (Tye Sheridan), émergeant d’un cauchemar à l’arrière d’une ambulance, pour ensuite plonger directement dans un cauchemar éveillé quelque part entre Brownsville et East New York. Le personnage, qui ressent visiblement un complexe de “Jésus des rues”, porte une veste

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[CRITIQUE] Une Famille – Sur les traces de “lui”

Il a été estimé que la plupart des actes d’agression sexuelle à l’égard des enfants émanent non pas d’étrangers, mais plutôt de personnes familières ou intégrées à leur cercle domestique. Un constat que Christine Angot appréhende avec une intimité saisissante, ayant elle-même été victime des sévices de son père durant son adolescence. Cette sombre réalité fut d’abord dépeinte dans son œuvre d’autofiction Inceste, publiée en 1999, qui suscita maintes controverses tout en récoltant des récompenses pour sa représentation franche et

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[CRITIQUE] La Jeune fille et les paysans – La belle et les bêtes

La création cinématographique s’érige en un défi captivant, où l’art réside dans l’harmonie parfaite des éléments en présence. Chaque récit requiert un style qui lui est propre, où l’audace et la nouveauté défient toute tentation de répéter les succès passés. Cette inclination, parfois perceptible chez certains éminents réalisateurs, soulève la question : est-il vraiment nécessaire que chaque œuvre de Quentin Tarantino s’inscrive dans une narration non linéaire ? Il semble que cette attente, bien que désormais coutumière, ne soit pas

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[CRITIQUE] Pas de Vagues – Autopsie d’un kebab

Dans Pas de vagues, le récit reflète les expériences intimes de Teddy Lussi-Modeste, réalisateur et co-scénariste avec Audrey Diwan, à travers le personnage de Julien, interprété par François Civil. Julien, pédagogue, se retrouve accablé d’accusations de harcèlement, ourdi par une élève, Leslie. Au seuil du second acte, une collègue adresse à Julien ces mots incisifs : “Tu as payé des kebabs avec ton fric, parce que oui, c’est ça l’origine du problème.” Assurément, ce kebab cristallise les tourments à venir.

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[CRITIQUE] Bis Repetita – Veni vidi vici

Pour bon nombre d’entre nous, l’étude du latin était une épreuve à surmonter pendant plusieurs années, dans l’espoir éventuel de visiter l’Italie. Malheureusement, de nos jours, de nombreux établissements scolaires peinent à trouver des fonds pour financer de telles excursions, entre autres sorties, en raison des restrictions budgétaires imposées par un gouvernement réduisant drastiquement les budgets de l’Éducation Nationale, au point où certains édifices ne peuvent même plus être chauffés en hiver. Cependant, c’est au sein des cours de latin

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[CRITIQUE] S.O.S. Fantômes : La Menace de glace – Polluer nos esprits

À quel moment de votre vie avez-vous saisi que l’antagoniste du Ghostbusters original d’Ivan Reitman était, en fait, l’Agence de protection de l’environnement ? Cela réside au cœur même du film, sans nécessiter d’analyse subtile, avec cette agence gouvernementale représentée par le bureaucrate plaintif Walter Peck (incarné par le perpétuel acteur des années 1980, William Atherton), osant remettre en question le bien-fondé d’une bande de marginaux bardés de technologie, s’égosillant dans les rues bondées, armés de pistolets laser faits maison

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Alienoid (Les Protecteurs du futur) – Spatiotemporel

Certains récits se révèlent trop vastes pour être contenus en une seule pellicule. Débordant d’idées conceptuelles révolutionnaires et de jeux temporels, Alienoid, conçu par le talentueux scénariste et réalisateur coréen Choi Dong-hoon, n’est qu’un prélude à une épopée cosmique tentaculaire. Il séduit par ses tableaux visuels, son rythme endiablé et sa touche comique subtile, tissant habilement une trame narrative alliant l’héritage historique à la science-fiction moderne. En Corée du XIVe siècle, durant la dynastie Goryeo, Muruk (interprété par Ryu Jun-yeol),

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C'est fini, snif