Étiquette : Documentaire

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] La Mère de Tous Les Mensonges – Souvenirs en carton-pâte

Casablanca, juin 1981. De nombreux marocain·es descendent dans les rues de la capitale afin de protester contre la hausse soudaine du prix des produits de première nécessité. Appelée par la suite la “Révolte du pain”, la grève générale se transforme rapidement en une puissante émeute qui sera très violemment réprimée par l’armée nationale, faisant de nombreuses victimes dont la dépouille ne sera, pour la plupart, pas retrouvée. Dans la famille El Moudir, quiconque osera évoquer cet événement traumatisant de l’histoire

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] They Shot the Piano Player – Tirer sur la pertinence

L’héritage d’un musicien vénéré s’épanouit dans la profusion de récits que déploie They Shot the Piano Player. Les compagnons et proches de Francisco Tenório Júnior dévoilent des souvenirs intimes d’une figure éminente, presque effacée de la scène de la Bossa Nova, dont l’ascension fulgurante fut tragiquement interrompue par son départ en 1976. Toutefois, l’histoire tragique de Tenório est avilie par l’utilisation du jeu d’animation, une technique efficace dans de nombreux docudrames contemporains tels que ceux réalisés par Ari Folman (Valse

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] Sud – être confronté à l’Impensable

Comment représenter l’impact socio-politique d’un crime de haine au cinéma sans tomber dans le sensationnel ? C’est le défi que s’est posé Chantal Akerman (et qu’elle a relevé haut la main) en réalisant le documentaire Sud en 1999. Un an avant la sortie du film, dans la petite ville tranquille de Jasper au Texas, Byrd, un homme noir, se fait sauvagement assassiné par trois suprémacistes blancs. D’abord pris en guet-apens et battu, il se fait ensuite enchaîner à l’arrière d’un

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[CRITIQUE] Mambar Pierrette & Les Prières de Delphine – Portraits véritables

Mambar Pierrette et Les Prières de Delphine sont deux films remarquables qui sondent les vies de femmes plongées dans l’adversité aux quatre coins du globe. Le premier nous convie à une exploration captivante de Mambar, une mère célibataire résiliente évoluant à Douala, au Cameroun, tandis que le deuxième nous livre un poignant tableau de la vie de Delphine, une jeune Camerounaise établie en Belgique. Ce qui singularise Mambar Pierrette, c’est sa célébration de la quotidienneté. Ce drame, malgré ses modestes

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FESTIVAL DE CANNES (2023)

[CRITIQUE] Man in black – Filmer, c’est filmer des corps

Alors que Jeunesse, le printemps est toujours en salle, Arte sort gratuitement sur sa plateforme le dernier film de Wang Bing, Man in black. Une double actualité comme l’était également celle de la présentation de ces films au dernier festival de Cannes. Pourtant, au-delà d’une sortie concomitante, difficile de discerner les similitudes entre les films. Jeunesse, première partie d’un documentaire fleuve d’une dizaine d’heures, prise de vue directe de bruyants ateliers textiles, s’inscrit, en cela, dans la filmographie du réalisateur

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[CRITIQUE] Menus plaisirs – Les Troisgros – “La cuisine c’est pas du cinéma”

Classiquement, Wiseman cherche à documenter les Etats-Unis et les rapports conflictuels  que l’État entretient avec sa société civile. Généralement, il investit donc un hôpital, une bibliothèque ou un bureau d’aide sociale. Sur la quarantaine de films qu’il a réalisé, seuls ceux tournés en France échappent à cette description. Dans notre pays, Wiseman filme des institutions culturelles, qu’elles soient publiques (La Comédie Française ou l’Opéra Garnier) ou privées (le Crazy Horse). Comme si Wiseman, en traversant l’Atlantique, perdait son acidité politique

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[CRITIQUE] Kokomo City – du Noir et Du Blanc

Kokomo City, malgré sa durée courte de seulement 73 minutes, se révèle être une œuvre dense et exquise. Le film navigue avec une harmonie envoûtante entre la musicalité de ses cadres, leur monochrome saturé et la réalité crue des thèmes abordés. Avec audace, il évoque la marginalisation subie par les travailleuses du sexe noires et transgenres, offrant ainsi une révérence rarement observée dans le discours politique contemporain. Le documentaire se distingue par sa fusion magistrale entre le documentaire conventionnel et

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FILMS

[CRITIQUE] Bye Bye Tibériade – Quatre générations pour une histoire commune (FIFAM 2023)

Le représentant de la Palestine aux Oscars 2024 est donc le film Bye Bye Tibériade, réalisé par Lina Soualem, que l’on a pu découvrir au FIFAM. Ce documentaire est réalisé par la fille de l’actrice Hiam Abbass, une talentueuse actrice qui a quitté son village palestinien pour poursuivre son rêve artistique en Europe. Après trente années, elle aspire maintenant à retracer son passé en quête des autres femmes de sa famille. Cette chronique familiale se transforme en un témoignage d’une

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43ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'AMIENS

[RETOUR SUR..] Nostalgie de la Lumière – Eclairages du passé (FIFAM 2023)

Nostalgie de la Lumière est un documentaire de Patricio Guzman, qui se concentre sur le désert d’Atacama. Le cinéaste, reconnu mondialement depuis La Bataille du Chili, explore cette zone désertique au cœur de son pays natal pour en montrer toute sa complexité. Le désert est le lieu par excellence du vide, c’est même sa définition. Pourtant, dès les premières minutes, on se rend compte que c’est un lieu traversé par de nombreuses personnes et organisations. Il y a des scientifiques

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[CRITIQUE] Je vous salue, salope – Le changement c’est pour tout de suite ?

Le documentaire Je vous salue, salope : La misogynie au temps du numérique réalisé par Lea Clermont-Dion et Guylaine Maroist nous plonge dans l’univers brutal de la cybermisogynie. À travers les témoignages poignants de quatre femmes et d’un homme, le film dénonce l’ampleur de la haine en ligne dirigée principalement envers les femmes. Cette œuvre se veut une exploration de l’expérience vécue, mais suscite également des réflexions profondes quant à son public cible et à la portée de son message.

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C'est fini, snif