[RETOUR SUR..] Malveillance – Sous le lit, un con siège

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Un film d’horreur psychologique malade, tordu et cauchemardesque, traversé par des soupçons d’humour noir, Malveillance est un exemple cruel, intense et captivant du genre, absolument impitoyable dans son déroulement et de plus en plus troublant à mesure que l’intrigue progresse. L’histoire de Malveillance suit un concierge d’appartement qui gère sa misérable existence en rendant la vie des autres aussi misérable. Sa dernière cible est une résidente enjouée qu’il a du mal à perturber par rapport aux autres, ce qui l’oblige à faire des choses radicales pour la briser mentalement.

Réalisé par Jaume Balagueró, plus connu pour [•REC], le concept est simple et se met en place très rapidement, mais une fois que le spectateur est mis au courant des événements qui se déroulent ici, cela devient un parcours tout à fait inconfortable. Balagueró fait monter les choses en flèche de façon très méthodique, faisant monter la tension progressivement jusqu’à un point où elle est presque tangible. Si le scénario ne s’attarde pas sur la psyché ou le passé des personnages, ce n’est pas un problème, car la proximité immédiate du récit avec la réalité suffit à maintenir les spectateurs investis dans l’histoire. Les éléments d’horreur sont utilisés de manière efficace et leur aspect viscéral donne lieu à des moments vraiment éprouvants sur le plan psychologique.

© Wild Side Films / Le Pacte

Un sentiment de malaise envahit les images du début à la fin et chaque petit rebondissement ne fait qu’amplifier cette atmosphère inquiétante. Le sens du cadre est excellent tout au long du film, utilisant des angles intelligents pour obtenir le meilleur impact possible. Sa durée de 102 minutes est rythmée de manière experte et finement montée. Et sa musique inquiétante et son mixage sonore de première qualité rendent la situation toujours plus tendue. Malgré le manque de profondeur des personnages, les acteurs jouent plutôt bien leur rôle et livrent des performances convaincantes. Luis Tosar joue le rôle du concierge qui prend un grand plaisir à torturer les autres et sa façon tranquille de se comporter ne fait que contribuer à l’image de méchanceté qu’il donne de lui. Marta Etura n’est pas en reste dans le rôle de la joyeuse résidente et livre une performance solide.

© Wild Side Films / Le Pacte

Dans l’ensemble, Malveillance est éprouvant, sans pitié et capable de déclencher de terribles cauchemars, bien pires que ceux de la plupart des films d’horreur d’aujourd’hui, tout cela parce que ses prémisses sont à la fois tordues et plausibles. Un voyage émotionnellement dévastateur et bouleversant qui bénéficie grandement de la mise en scène aiguisée de Balagueró et de la performance troublante de Tosar, Malveillance est un joyau espagnol très sous-estimé qui mérite d’être vu de tous. Un film définitivement recommandé.

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Malveillance, 1h 42min, long-métrage d’épouvante de Jaume Balagueró avec Luis Tosar, Marta Etura, Alberto San Juan

Malveillance disponible à l’achat et à la location sur viva.videofutur.fr

Sortie le 28 décembre 2011 au cinéma.

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