Catégorie : AUJOURD’HUI, LE CINÉMA

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] La Montagne – Le vent le portera

La Montagne est un film très simple d’accès, sur la quête d’un repos existentiel pour un ingénieur parisien tout juste licencié de sa fonction. Comme pour Vincent n’a pas d’écailles (2014), Thomas Salvador mêle plusieurs registres, dramatique comme fantastique pour le périple de son héros. Contre toute attente, le réalisateur magnifie son sujet propre en rendant un idéal inaccessible, pas si loin de nous, pour croire encore à ses rêves et espérer un nouveau lendemain. Car cela est bien le

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48ᵉ FESTIVAL DE DEAUVILLE (2022)

[CRITIQUE] Aftersun – Un passé trouble sur grand écran

Aftersun nous confronte à une vérité poignante : les plus beaux moments de notre existence sont éphémères. Ils s’évanouissent pour devenir des souvenirs, aussi fugaces que des reflets dans l’eau. Ce récit se déroule lors d’une semaine de villégiature entre Sophie, incarnée par Frankie Corio, et son père plus jeune, Calum, joué par Paul Mescal. Niché au cœur d’une station balnéaire turque baignée de soleil, ce tableau captivant dépeint des instants simples mais significatifs, marquant le seuil délicat de l’entrée

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[CRITIQUE] Knock at the Cabin – Le retour de Shy

Le simple nom de Shyamalan suffit aujourd’hui à faire frissonner le monde du cinéma. Les cinéphiles qui, bien évidemment attendent avec impatience ses films, mais également les producteurs qui redoutent qu’une fois de plus le cinéaste fasse un flop. Il est bien là tout le paradoxe M. Night Shyamalan, celui qu’on appelait le « nouveau Spielberg » après ses Sixième Sens ou Incassable est devenu bien moins apprécié en enchaînant les After Earth, The Visit ou encore Old. À chaque nouvelle

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[CRITIQUE] TÁR – Propos TÁRdif

La première scène de TÁR de Todd Field voit son personnage principal éponyme (Cate Blanchett) en conversation avec Adam Gopnik du New Yorker (qui joue son propre rôle). Comme prévu, la scène nous fournit quelques informations essentielles sur la seule et unique Lydia Tár. Nous apprenons qu’elle est une musicienne de renommée mondiale et l’actuelle chef d’orchestre de l’Orchestre philharmonique de Berlin, qu’elle est mariée à Sharon Goodnow (Nina Hoss), violon solo de l’orchestre, avec qui elle a une fille,

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[CRITIQUE] Mayday – Butler plane

Mayday (ou le bien trouvé Plane en V.O) est le nouveau film surtestostéroné de la semaine, mettant en scène Gerard Butler. On a l’habitude de la formule maintenant : le bon Gerard va devoir protéger les intérêts américains en affrontant une armée de vilains peu caractérisés. Il faut dire que depuis quelques années Butler enchaine les films, de faible qualité, en ne modifiant jamais sa formule gagnante au box-office. Gerard (producteur de ses films) est heureux, les salles sont remplies

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[CRITIQUE] Retour à Séoul – Découvrir un soi qu’on attend plus

Davy Chou revient avec un portrait intime et imprévisible d’un personnage fictif dans son deuxième long métrage narratif, Retour à Séoul. Huit années dans la vie d’une jeune femme née en Corée du Sud et adoptée par des parents français, un voyage imprévu dans son pays natal à l’âge de vingt-cinq ans crée un chamboulement qui s’étend jusqu’à la trentaine. La nouvelle comédienne Park Ji-Min incarne une gamme impressionnante de nuances émotionnelles, captivant même lorsque le film de Chou prend

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[CRITIQUE] Goodbye ! – Un feu d’artifice (sans couleurs)

Parfois, l’intégration d’une histoire sur le passage à l’âge adulte peut être une bonne chose pour un réalisateur. En raison de leur importance, la connaissance du public d’un conte permet un raccourci simple. Les réalisateurs plus ambitieux peuvent profiter de l’occasion pour détourner le genre. D’autres encore laissent la formule parler d’elle-même, choisissant plutôt de concevoir une splendeur visuelle sur le dos de ces histoires. Dans le cas de Goodbye !, la réalisatrice Atsuko Ishizuka choisit de créer un film

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[CRITIQUE] Fire of Love – Les feux de l’amour

Fire of Love est un documentaire réalisé par Sara Dosa sur la vie des volcanologues Katia et Maurice Kraft, à partir d’images tournées et mises en scène par le couple alsacien. Rien qu’avec ce pitch de quelques mots on comprend en quoi ce long-métrage va être intéressant à de multiples degrés : nous retrouvons une coréalisation à travers le temps, sur un sujet à la fois impressionnant et qui pourtant va toucher à l’intime. Immersion au cœur des cendres et des

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[CRITIQUE] L’Emprise du démon – Le Juda de la série B

Même dans les associations et transformations apparemment sans fin des codes qui composent les films d’horreur de série B, il est parfois nécessaire d’apporter des éléments nouveaux. Les vieux pentagrammes poussiéreux et les déclarations du type “Le pouvoir du Christ vous appelle” ne peuvent pas durer longtemps dans un genre qui évolue aussi rapidement. Avec son film d’horreur L’Emprise du démon, Oliver Park puise dans une source d’inspiration qui a de plus en plus de place dans l’horreur moderne :

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42ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'AMIENS

[INTERVIEW x CRITIQUE] Ashkal – Pas de fumée sans feu

Les Jardins de Carthage, immense quartier de Tunis dont la construction fut stoppée complétement en 2011 à la chute de Ben Ali, sert de cadre mystique à Ashkal. Ben Ali, ce dirigeant tunisien a plongé une grande partie du pays dans la corruption, la pauvreté et la répression policière. Ces débordements des autorités ont en 2010 conduit à un drame terrible : Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant, s’immole par le feu après de multiples humiliations de la part du régime tunisien. Sa

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C'est fini, snif