Auteur : Cécile Forbras

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Débâcle – Pic de glace dans le cœur

Débâcle (féminin) : (1) Rupture subite de la couche de glace (d’un cours d’eau) dont les morceaux sont emportés par le courant ; (2) Fuite soudaine (d’une armée), effondrement soudain. (Larousse) Adaptation du roman flamand éponyme de Lize Spit, et premier long-métrage de Veerle Baetens, actrice et chanteuse reconnue en Belgique, Débâcle met en scène Eva (Charlotte De Bruyne) en train d’élaborer un bloc de glace – élément central du récit. Ce dernier, qu’elle place dans le coffre de sa

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] La Mère de Tous Les Mensonges – Souvenirs en carton-pâte

Casablanca, juin 1981. De nombreux marocain·es descendent dans les rues de la capitale afin de protester contre la hausse soudaine du prix des produits de première nécessité. Appelée par la suite la “Révolte du pain”, la grève générale se transforme rapidement en une puissante émeute qui sera très violemment réprimée par l’armée nationale, faisant de nombreuses victimes dont la dépouille ne sera, pour la plupart, pas retrouvée. Dans la famille El Moudir, quiconque osera évoquer cet événement traumatisant de l’histoire

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] Sud – être confronté à l’Impensable

Comment représenter l’impact socio-politique d’un crime de haine au cinéma sans tomber dans le sensationnel ? C’est le défi que s’est posé Chantal Akerman (et qu’elle a relevé haut la main) en réalisant le documentaire Sud en 1999. Un an avant la sortie du film, dans la petite ville tranquille de Jasper au Texas, Byrd, un homme noir, se fait sauvagement assassiné par trois suprémacistes blancs. D’abord pris en guet-apens et battu, il se fait ensuite enchaîner à l’arrière d’un

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ANALYSE

[ANALYSE] Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce, 1080 Bruxelles – Allégorie de la femme-marchandise

Chantal Akerman disait elle-même que si les spectateur.rices ne s’ennuient pas devant ses films, c’est qu’ils sont passés à côté de son intention. Élu récemment « meilleur film de tous les temps » par “Sight & Sound”, Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles, c’est près de 3h30 du quotidien d’une femme des années 70. Le film montre trois jours de la vie de Jeanne, une femme au foyer, qui, chaque jour, répète minutieusement la même liste de tâches

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[ANALYSE] Mary Poppins – L’art de la transgression au cinéma (Festival Lumière 2023)

Le Festival Lumière de Lyon nous permet de revoir nos classiques, et notamment nos classiques Disney, avec l’intriguant Mary Poppins. 23ème long-métrage du géant de l’industrie et réalisé par Robert Stevenson, il sort en 1964 et connaît un succès immédiat. Mais quelles sont les raisons de ce succès ? Au-delà du merveilleux conte pour enfant, le film explore des thématiques profondes, comme le refus de la conformité. Analysons cet attrait pour la transgression à travers la séquence d’animation, arrivant en

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[CRITIQUE] La beauté du geste – Million feelings baby

Encore méconnu en francophonie, le réalisateur japonais Shô Miyake se met au défi de traduire à l’écran la vie de la boxeuse Keiko Ogasawara, première femme japonaise malentendante à obtenir une licence professionnelle dans son sport (et incarnée par l’actrice Yukino Kishii). Si le titre anglais (Small slow, but steady) laisse entendre qu’il s’agit de la version asiatique du film de Clint Eastwood (peignant le portrait d’une boxeuse maladroite mais déterminée), Miyake réussit en réalité à s’en détacher brillamment. Même

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La rétrospective LARS VON TRIER

[RETROSPECTIVE] Dancer in the Dark – Violently happy

Après avoir visionné l’intriguant Melancholia, j’ai décidé de m’attaquer à une des autres œuvres majeures de son réalisateur : Dancer in the dark. Troisième film de la trilogie Cœur d’or, Lars Von Trier nous conte la vie mouvementée d’une maman immigrée tchéquoslovaque atteinte d’une maladie qui détériore gravement sa vue. Elle travaille sans relâche à l’usine malgré son handicap pour récolter la somme nécessaire destinée à une opération qui évitera à son fils de subir le même sort, la maladie

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[RETOUR SUR…] Thelma & Louise – Invitation à un voyage

Combien de femmes dans le cinéma hollywoodien, de ses débuts jusqu’aux années 90, tiennent le rôle principal de leur histoire ? Combien de femmes ne sont-elles pas liées de près ou de loin à un homme ou une quelconque aventure amoureuse ? Thelma et Louise est un nouveau souffle de la représentation des femmes au cinéma en mettant en avant un duo d’héroïnes fortes et touchantes. Thelma (Geena Davis) est une femme au foyer soumise à l’autorité de son mari

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[CRITIQUE] Kokon – La liberté a des ailes

Un des plus grands plaisirs cinématographiques est de lancer un film sans savoir exactement à quoi s’attendre et de finalement passer un très agréable moment. Pour ce deuxième long-métrage, Leonie Krippendorff signe un coming-of-age movie sans prétention, traitant de son sujet sous la chaleur de l’été berlinois. Si, il en convient, la métaphore de la chenille au papillon n’est pas très subtile, Kokon dégage une atmosphère douce et réconfortante qui plaira aux amateur.rices de films estivaux. Nora, jeune fille timide

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[CRITIQUE] Dalva – L’amour, désespérément

Arrachée de son appartement, Dalva crie, hurle, pleure pour que son père ne soit pas emmené par les policiers. Elle agit comme une véritable petite adulte : elle est apprêtée de vêtements chics et de coiffures élégantes, elle porte un rouge à lèvre tape à l’œil et ses yeux sont lourdement maquillés. Pourtant, elle n’a que douze ans. Evoqué sans être jamais explicité, le film parle bel et bien de l’inceste et de ses conséquences désastreuses. Toujours est-il que ce

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C'est fini, snif