Catégorie : FESTIVAL DE CANNES (2024)

FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CQL’EN BREF] Motel Destino (Karim Aïnouz)

Avec Motel Destino, Karim Aïnouz fait son grand retour après Le Jeu de la Reine, en nous offrant un film ancré dans sa terre natale, le Brésil. On y suit Heraldo, traqué par une puissante famille mafieuse brésilienne à laquelle il est redevable. En quête d’oubli et de fonds pour fuir vers la capitale, il trouve refuge au Motel Destino, tenu par le couple Elias et Dayana. Une dynamique singulière se crée alors entre les trois personnages, sans toutefois former

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CQL’EN BREF] Animale (Emma Benestan)

Depuis quelques années, le désir d’un renouveau du septième art est palpable, notamment avec l’essor de films comme Grave de Julia Ducournau. Les propositions fantastiques, particulièrement dans le cinéma de genre français, envahissent nos écrans. C’est dans ce contexte que s’inscrit Animale d’Emma Besnestan (après son sublime Fragile), présenté comme un western dramatique fantastique. On y suit Nejma, incarnée par Oulaya Amamra, qui rêve de triompher dans une course de taureaux en Camargue. Cependant, une nuit, elle disparaît dans un

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] Parthenope – Le retour du Voyage

Le retour tant attendu de Paolo Sorrentino se fait enfin sentir, lui qui nous a récemment gratifiés de Silvio et les autres et La Main de Dieu pour Netflix. Sorrentino n’est pas seulement un conteur de fables et de périples; ceux qui l’ont découvert avec La Grande Bellezza et Youth attendaient avec impatience un nouvel opus de cette envergure, et Parthenope semble répondre à ces attentes. Parthenope narre l’histoire d’une jeune fille éponyme, incarnée par la sublime Celeste Dalla Porta,

LIRE LA SUITE »
AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Marcello Mio – Jouer pour jouer

Chiara Mastroianni et Benjamin Biolay avaient déjà tourné ensemble dans Chambre 212, incarnant un couple fracturé par le temps. S’ils se retrouvent dans Marcello Mio, ce n’est plus la rupture sentimentale qui intéresse Christophe Honoré. L’actrice incarne une idée de son propre père, légende du cinéma italien qu’est Marcello Mastroianni. Elle pense devenir son fantôme, et non plus l’inverse. En pleine crise identitaire, le personnage voit son attitude toute changée, ses mimiques plus « cinématographiques ». Son petit monde est affecté, de

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] Les Linceuls – Parler pour ne plus savoir quoi dire

Il y avait de quoi être curieux avec Les Linceuls de David Cronenberg, œuvre personnelle d’un auteur endeuillé depuis la mort de sa femme, à qui il destine ce long-métrage. Vincent Cassel, vêtu de noir, de lunettes de soleil et de cheveux blancs, joue Karsh, l’alter ego du cinéaste inconsolable depuis le décès de son épouse. Karsh invente un système révolutionnaire et controversé, GraveTech, qui permet aux vivants de se connecter à leurs chers disparus dans leurs linceuls. Une nuit,

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] Baby – Do i taste like candy ?

Au sein de l’industrie cinématographique, il y a les bons films, les mauvais films ou encore les films moyens. Dans cette dernière catégorie est définie une sous-espèce pas particulièrement agréable, celle des films déjà-vus. C’est malheureusement ici que l’on pourrait ranger le film de Marcelo Caetano, Baby. Derrière ce titre, se découvre le personnage de Wellington sortant d’un centre de détention pour mineurs et errant seul dans les rues de São Paulo, ses parents ne lui ayant pas donné de

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] L’Histoire de Souleymane – Dardenne en mieux

Dans un contexte social où commander à manger pour éviter de cuisiner soi-même est devenu la norme, tant dans les grandes villes qu’en province, en raison de l’implantation massive des sociétés de livraison comme Uber, Deliveroo et autres, il est crucial de rappeler qu’une grande partie des livreurs sont des individus issus de l’immigration, souvent sans-papiers. La condition qui leur est imposée relève davantage d’une forme d’esclavage moderne que d’un civisme respectueux. Il est essentiel de traiter ces livreurs avec

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] The Substance – Méduse de notre perversité

La première chose qui nous frappe après la découverte de The Substance est la richesse des références et des hommages qui jalonnent le récit. Ce n’est guère surprenant. Sept ans auparavant, la réalisatrice Coralie Fargeat avait déjà fait sensation dans les festivals de genre avec Revenge, un petit choc visuel et gore qui a gagné en popularité au fil des années grâce à sa caméra pulp, apportant une bouffée d’air frais et unique. Les gros plans, le rythme effréné et

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CQL’EN BREF] Rumours (Guy Maddin, Evan Johnson & Galen Johnson)

Il est difficile de ne pas être ébahi par Rumours de Guy Maddin, Evan Johnson et Galen Johnson, tant par sa comédie diabolique que par sa manière de se détacher complètement de toute apparence de réalité. Il nous plonge au cœur d’une réunion du G7 en Allemagne, près d’un château isolé au milieu d’une forêt dense, où les sept dirigeants mondiaux s’attellent à rédiger une déclaration sur les réformes communes destinées à améliorer le monde. Dès le prologue, où les

LIRE LA SUITE »
FESTIVAL DE CANNES (2024)

[CRITIQUE] le Procès du Chien – De la Balle !

Pour son premier long-métrage, Laetitia Dosch sort les crocs avec Le Procès du Chien, une comédie politique qui tourne autour d’un procès extravagant visant à déterminer si un chien doit être euthanasié après avoir défiguré une victime. Ce scénario, qui pourrait facilement sombrer dans l’absurde ou rappeler des comédies désuètes comme Les Chèvres ! de Fred Cavayé, est abordé avec une audace certaine. Dosch tente le tout pour le tout pour ancrer ce procès dans la réalité, nous rappelant en

LIRE LA SUITE »
C'est fini, snif