Étiquette : Drame

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Les Derniers Hommes – Question de point de vue

En Indochine – le pays, pas le groupe – l’armée japonaise attaque un groupe de la Légion Etrangère française. Cet assaut, qui a véritablement eu lieu le 9 mars 1945, force le groupe de soldats à devoir s’enfuir à travers la jungle. Bonne nouvelle : des renforts les attendent. Mauvaise nouvelle : ces derniers sont à plus de trois cents kilomètres, que nos bons soldats vont devoir accomplir à pied. Dès ce pitch, et le titre du film Les Derniers Hommes au

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AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Vivants – Oublier le Capital

Dans le domaine exaltant du journalisme d’investigation, se déploie un processus immersif exigeant, conjugué à une rigueur organisationnelle nécessaire pour livrer un reportage dûment orienté, et idéalement exhaustif. Pour l’audience, il y a quelque chose de captivant à absorber ces informations ; des émissions telles que 90′ Enquêtes, Capital, Enquête exclusive, Grands Reportages, entre autres, parviennent à séduire un large public et, selon les sujets abordés, à susciter des pics d’intérêt significatifs. Cependant, le principal écueil de cette forme de

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FILMS

[CRITIQUE] Bob Marley: One Love – No trouvailles No Cry

Alors que l’industrie du film de super-héros semble glisser inexorablement vers un déclin inéluctable, comme le prophétisait Thanos, Hollywood semble avoir découvert une nouvelle mine d’or avec les biopics musicaux. Depuis le succès retentissant de Bohemian Rhapsody, ce genre occupe une place de plus en plus importante dans nos cinémas. Si des œuvres telles que Rocketman se démarquent en offrant des récits authentiques et audacieux (comédie musicale co-écrite et produite par Elton John lui-même, qui n’hésite pas à explorer les

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[CRITIQUE] Sans jamais nous connaître – Savoir où on est

L’univers spatio-temporel dans Sans jamais nous connaître d’Andrew Haigh se caractérise par une délibérée instabilité. L’œuvre prend racine au sein d’une nouvelle tour résidentielle, presque déserte, située au cœur de Londres. En ce lieu, Adam (interprété par Andrew Scott), un scénariste d’âge mûr, semble mener une existence en apparence solitaire. Cependant, le second lieu crucial de l’intrigue est la maison de son enfance, située dans le sud de Londres, qu’il visite périodiquement en train au cours du récit. Au premier

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] Brazil – Lutter contre le système

Brazil de Terry Gilliam s’inscrit parmi ces œuvres dont la réputation pérenne repose en partie sur les tumultes qui ont entouré son périple mouvementé en matière de distribution. En prenant une perspective plus profonde, il se révèle être une satire mordante et strangelovienne du pouvoir exorbitant de la bureaucratie dans un paysage orwellien. L’essence de cette vision émane indubitablement de l’âme créatrice de Gilliam, teintée de sa préférence pour des images saisissantes et de la comédie noire, tout en faisant

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[CRITIQUE] Creation of the Gods I: Kingdom of Storms – coup d’état divin

Adapté du célèbre roman L’Investiture des Dieux il y a 4 siècles, contant l’une des plus grandes légendes chinoises, sur fond de réalité historique, Creation of the Gods: Kingdom of Storms est le premier volet d’une trilogie, ayant cartonné en Chine (60 millions d’entrées), et qui arrive dans nos salles exclusivement ce week-end du 10-11 février. Une fresque historique visant à raconter la prise de pouvoir des Zhou sur le cruel Roi Shang, et à familiariser un plus large public

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[CRITIQUE] Green Border – Filmer le pire ne le rend pas meilleur

Il est indéniablement ironique de conter une narration dépourvue de toute subtilité morale, dressée en une dichotomie manichéenne. En simplifiant à l’excès une problématique politique et humanitaire complexe, le drame d’Agnieszka Holland, Green Border, manifeste indubitablement des intentions nobles, toutefois, il s’appuie excessivement sur la culpabilisation des individus Blancs, au détriment de sa valeur artistique. Ce long-métrage, prolixe et péremptoire, initialement conçu pour susciter l’attention envers une authentique crise humanitaire aux confins de l’Europe, s’apparente davantage à un marteau massif

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FILMS

[CRITIQUE] Daaaaaali! – Salvador Dupieux

Qualifier Daaaaaalí ! de biographie constitue une injustice envers tant le film que son sujet. Aucun long métrage ne saurait prétendre saisir l’essence d’un homme aussi charmant, polyvalent et flamboyant que Salvador Dalí (1904-1989). Divers acteurs, tels que Robert Pattinson, Ben Kingsley et d’autres, ont tenté par le passé de sonder les profondeurs de cet artiste hors du commun. Cependant, la conclusion qui se dégage est que la singularité de Dalí résiste à toute réduction. Cette thèse est habilement mise

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C'ÉTAIT QUOI LE CINÉMA ? [RETOUR SUR..]

[RETOUR SUR..] Section 99 – Catharsis et existentialisme

Bradley Thomas est un un homme blanc américain, patriotique, dont la carrure parle plus que sa bouche. Le premier plan qui le représente est assez rapproché, dos à lui sortant d’une voiture. Alors un champ contrechamp débute entre lui et son supérieur, le cadre bouge beaucoup, le personnage apprend qu’il est licencié de son emploi de mécanicien. Il rentre chez lui, apprend que sa femme le trompe, puis se met d’accord avec elle pour commencer une nouvelle vie. Section 99

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[CRITIQUE] Race for Glory: Audi vs. Lancia – course toujours

Que penser d’un long-métrage dépeignant une biographie, mais qui, d’emblée, expose les artifices de sa créativité narrative ? On pourrait légitimement escompter une œuvre affranchie des clichés éculés inhérents aux biographies, dont la lassitude nous a accablé. Pourtant, l’expérience offerte par Race for Glory: Audi vs. Lancia ne s’accorde guère avec ces attentes. Il s’agit d’un drame de course qui s’avère incapable de saisir la frénésie du circuit, l’âme brûlante de la vitesse, ou l’ardent désir de triomphe. En effet,

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C'est fini, snif