Catégorie : FILMS

AUJOURD'HUI, LE CINÉMA

[CRITIQUE] Abigail – ces cons, bon sang !

Après le surprenant Wedding Nightmare de 2019 et une incursion dans la saga Scream avec deux films médiocres et tapageurs, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett reviennent avec une autre boucherie dans un manoir : Abigail. L’histoire se concentre sur un groupe d’individus qui, sans se connaître, kidnappent la fille d’un homme immensément riche dont ils ignorent l’identité. Ils doivent attendre la rançon dans le manoir tout en surveillant l’enfant. Dès le départ, le scénario se révèle d’une prévisibilité consternante. On

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[CQL’EN BREF] Border Line (Alejandro Rojas & Juan Sebastián Vasquez)

En ces temps troublés, où l’actualité est empreinte de xénophobie, de racisme, et d’une montée inquiétante de l’extrême droite, il est crucial de faire face à cette peur systémique, exacerbée par de nombreux gouvernements à travers le monde. Si l’Amérique de Trump n’est pas pionnière en la matière, elle en offre néanmoins un exemple éloquent, dont les séquelles demeurent palpables. C’est précisément le sujet de Border Line réalisé par Alejandro Rojas et Ruan Sebastian Vasquez. Diego (interprété par Alberto Ammann)

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[CRITIQUE] Furiosa : Une saga Mad Max – Préquel enragé

Mad Max : Fury Road n’était pas chiche en métaphores. Le désert dans lequel prenait place sa course-poursuite infernale, pour citer l’une de ses plus vives allusions, tenait pour inspiration l’état de l’industrie du blockbuster : un vaste champ de poussière où tout se ressemble et meurt. George Miller dynamitait l’endroit, purement et simplement, et en profitait pour mettre à jour les fondements de sa mythologie, laissée au repos depuis trente ans. Le cinéma à grand spectacle n’a malheureusement pas muté

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[CRITIQUE] Marcello Mio – Jouer pour jouer

Chiara Mastroianni et Benjamin Biolay avaient déjà tourné ensemble dans Chambre 212, incarnant un couple fracturé par le temps. S’ils se retrouvent dans Marcello Mio, ce n’est plus la rupture sentimentale qui intéresse Christophe Honoré. L’actrice incarne une idée de son propre père, légende du cinéma italien qu’est Marcello Mastroianni. Elle pense devenir son fantôme, et non plus l’inverse. En pleine crise identitaire, le personnage voit son attitude toute changée, ses mimiques plus « cinématographiques ». Son petit monde est affecté, de

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[CQL’EN BREF] – Jusqu’au bout du monde (Viggo Mortensen) 

Jusqu’au bout du monde constitue le second film de Viggo Mortensen, et survient quatre années après Falling. Cette première réalisation qui retraçait un conflit père-fils dont le paternel était atteint de démence, n’a pas vraiment laissé une empreinte mémorable. Jusqu’au bout du monde peut-il faire mieux ? Le genre et le cadre de l’œuvre peuvent le laisser penser. En se présentant tel un western en pleine guerre de Sécession, Viggo Mortensen s’assure notre curiosité. Nous suivons la rencontre entre Vivienne Le

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FILMS

[CQL’EN BREF] The Apprentice (Ali Abbasi)

Ali Abbasi revient quelques années après The Border et Les Nuits de Maashad avec un film américain intitulé The Apprentice, qui explore les débuts de Donald Trump, notamment à travers la figure de son avocat Roy, interprété par Jeremy Strong, et la construction de la fameuse Trump Tower. Dès les premières minutes, il devient évident qu’Ali Abbasi n’a plus grand-chose à nous offrir. La première partie du film, consacrée à illustrer la transformation de Trump en ce qu’il est aujourd’hui,

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[CRITIQUE] Le Deuxième Acte – Railler le cinéma

Dans Les Acteurs, Jean-Pierre Marielle doutait de son talent et son utilité, ses collègues ne le rassuraient pas non plus. Ce n’est pas si surprenant que Quentin Dupieux affiche un sujet plus ou moins proche que celui qu’évoquait Bertrand Blier. La critique de l’artificialité du cinéma est omniprésente dans sa carrière, entre brisements de quatrième mur (Rubber) et décalage entre le réel et la fiction (Réalité). En ouverture du Festival de Cannes, Le deuxième acte place des problématiques actuelles de

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[CRITIQUE] La Planète des singes : Le Nouveau Royaume – Héritage malmené

À la question du twist le plus conséquent de l’histoire du cinéma, celui de La Planète des singes se pose là. Cinquante-six ans après, les scénaristes d’Hollywood se creusent encore la cervelle pour expliciter ses raisons. Et après tant d’années et de suites, la saga paraît n’avoir effleuré qu’une infime partie de son potentiel. Les premiers films se sont pourtant donné du mal pour tourner cette entorse au darwinisme dans tous les sens, déclinée en fable apocalyptique, comédie sociale, guérilla

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[CRITIQUE] Un p’tit truc en plus – Pour gâcher tout le reste

Le succès inattendu du premier film d’Artus, intitulé Un p’tit truc en plus, revêt une aura particulière. Distribué par Pan Distribution, une petite maison de production qui se distingue par des œuvres telles que Coupez!, Bonne Conduite, ou plus récemment Le Consentement, il s’inscrit en opposition aux géants du box-office français tels que Pathé, Gaumont, UGC ou StudioCanal. Pourtant, le thème du handicap, abordé avec sensibilité, résonne profondément. La bande-annonce, omniprésente dans les salles obscures, a captivé les esprits au

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[CQL’EN BREF] Comme un lundi (Ryo Takebayashi)

Passer après de nombreux films de boucle temporelle, et notamment les rafraîchissantes itérations en plan séquence de Junta Yamaguchi ces dernières années (Beyond the Infinite Two Minutes, En Boucle), n’est pas chose aisée. C’est pourtant le défi du premier long-métrage de Ryo Takebayashi, qui ne nous emmène pas dans une boucle d’une journée, quelques heures ou quelques minutes, mais d’une semaine entière, dans le petit open space d’une agence de publicité. On suit alors le parcours de Yoshikawa, une jeune

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C'est fini, snif